•   Qui dit printemps dit retour de Charline et de ses tenues de danse. Depuis le temps qu'il est question de celle-ci, je suis bien contente de pouvoir rendre compte du résultat. La demande était un ensemble chemisier + jupe au look modérément vintage pour aller danser le lindy hop. Et qui devait tomber juste du premier coup puisque nous nous voyons rarement.

    Le chemisier : J'ai modifié Fit But You Know It en taille 40 (elle taille 38 mais le but est de pouvoir bouger les bras dans tous les sens) en faisant passer la pince de poitrine latérale dans des fronces d'épaule et procédé à un petit SBA des familles. J'ai ajouté de l'ampleur à la tête de manche, résorbée en fronces. La forme de l'empiècement d'épaule a été modifiée dans le dos afin d'épouser le format de la broderie. Enfin, le col a été abaissé de 3cm (je le trouve d'ailleurs un peu trop haut sur la version originale) et prolongé tant que le tissu le permettait pour obtenir une mini lavallière.

    Danse

      Je suis très contente de ce chemisier parce qu'il m'a permis d'utiliser une nappe brodée en coton récupérée chez Guerrisol il y a fort longtemps, teinte au thé il y a fort longtemps, déteinte à l'eau oxygénée sur des taches persistantes avec un résultat catastrophique il y a fort longtemps et squattant donc le stock depuis fort longtemps (l'espoir fait vivre, la preuve je suis encore là). Je me suis donc décarcassée pour découper des morceaux mettant en valeur les broderies champêtres (dites bonjour à la nouille qui n'a pas pensé à faire une photo de la nappe avant découpage), et compléter le reste dans de menues chutes de chambray safran et lange coordonné des Trouvailles d'Amandine.

    La jupe : a failli être une Madeleine de Victory mais je n'avais pas de tissu s'y prêtant. C'est après avoir terminé le chemisier que je me suis souvenue receler dans un coin de tiroir une jupe en sergé de viscose achetée chez Emmaus l'an dernier à cause de sa teinte (j'ai envie d'un pantalon exactement de cette couleur tabac depuis des lustres) et de ses découpes (moulante en haut, évasée vers le genou), compatible avec ce haut.

    Pas de deux

      Pour permettre à l'évasement de débuter plus haut et accentuer la pente entre la taille et les hanches pour m'adapter à la morphologie de Charline, j'ai enlevé 5 cm en haut de la jupe, repris le haut des seules coutures n'étant pas surpiquées soit celles de côté, et fini en petit ourlet double la ceinture sans me servir de la parementure originale alors en piteux état.

    Pas de deux

      A l'essayage, bon sang, j'ai cru que la jupe allait glisser par terre (faut savoir que sur mon mannequin démailloté qui fait un petit 40 la jupe fermait à peine...), je ne suis plus accoutumée au porter taille basse ! Visiblement tout est nickel pour l'amplitude des mouvements. La jupe couvre tout juste le genou sans que la fente milieu devant devienne gênante...

      Danse

    Danse

      Fin de l'histoire et début de la prochaine : une semaine après, un biscrok m'arrivait par voie postale : une fin de rouleau de sergé vert sapin stretch de chez Strâââgier dans lequel devrait tout juste rentrer un jean bootcut. Après lavage et repassage du coupon, c'est assurément un vert "Wimbledon", je ne sais qui l'emportera de la fesse gauche ou de la droite...

    Pas de deux


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  •   Un jour en 2010, j'ai reçu un cabas Reisenthel chez mes parents. Je ne l'avais pas commandé, je ne savais pas de qui ça venait, ça n'était pas mon anniversaire et pourtant le colis était à mon nom. Il était pratique, pas moche, j'ai commencé à l'utiliser. C'est plus tard que j'ai compris qu'il s'agissait d'un cadeau dû à l'abonnement Burda offert au Noël précédent. Comme c'est intéressant. Huit ans et de nombreuses heures de service après, ce sac n'est plus que l'ombre de lui-même, et encore, la lumière passe tellement bien à travers le tissu usé et départi de son enduction que parler d'ombre semble exagéré.

    C'est dans le sac !

      Les trous aux quatre coins de la sole devenaient trop grands, je perdais des stylos, les gens commençaient à me donner leurs pièces rouges spontanément, bref, il fallait agir.
      Les sacs à main n'étant pas ma grande passion, mais la couture l'étant, et commençant à avoir une petite idée de ce que j'attendais de mon futur sac au vu de l'usage fait du précédent et des défauts de ce dernier, j'ai commencé à rassembler mes idées.

      On commence par les caractéristiques fonctionnelles :
    - un petit volume à la base pour rester maître de l'encombrement occasionné quand le sac est plein (utile dans un métro bondé ou un magasin à faible surface de circulation), mais suffisant pour accueillir mes barquettes à bouftance, une écharpe, voire 2-3 courses : ici 11x26cm
    - s'affaissant peu sur lui-même : utilisation d'un tissu ferme ou renforcé par un thermocollant adapté
    - pouvant contenir un grand livre ou des revues : hauteur de 33cm
    - avec une poche interne zippée de volume suffisant pour contenir : téléphone portable, porte-cartes, porte-monnaie, clés, baume à lèvres.
    - avec une poche externe pouvant accueillir un livre de poche ou un journal, et une autre pour le pass navigo.
    - un porté cabas convertible en sac à dos (ça commence à ressembler à un programme de gauche)
    - un porté main possible bras ballant sans que le sac touche terre
    - facilement nettoyable

      Après quelques esquisses, j'ai dessiné les deux grands côtés du sac en taille réelle pour me faire une idée de l'harmonie du tout et des cotes des pièces.

    C'est dans le sac !

    Compacité et graphisme : les maîtres-mots du projet

      Je ne sais plus exactement comment j'ai envisagé le coton huilé comme matériau, probablement parce que je cherchais l'inspiration pour mêler plusieurs teintes du côté des Rucksäcke (ouais c'est de l'allemand), toujours est-il qu'en fin d'année dernière j'ai commandé des échantillons chez Merchant & Mills, dont le branding m'avait jusque là tenue à une distance respectable de leurs produits, de sorte que j'étais passée à côté de leur sélection de tissus. Sélection cohérente au demeurant, l'orientation rustique laissant la part belle aux effets de tissage (les lainages valent le détour, et j'ai profité de la générosité du bon ami pour ajouter un coupon de lin bleu destiné à une robe dans le cabas).

      Deux types de coton cirés y sont vendus : oilskin et dry oilskin, ce dernier étant moins imperméable mais non sujet au transfert de graisse sur les tissus adjacents. Les coloris sont parfois disponibles dans les deux variantes, parfois non. Au départ partie sur l'idée d'un sac bleu marine souligné de marron clair #boringbutsoparisian, je me suis reportée sur le vert prairie, parce que zut j'aime la couleur et que les deux vont particulièrement bien ensemble. Le marron clair est le coloris antique. On a pu le voir utilisé pour une veste chez Jolies Bobines ou Pauline Alice.

    C'est dans le sac !

    Aaah, le bon sac à sa mémère qui ne s'écrase pas comme une merde dès qu'il est posé quelque part !

      La fiche produit nous informe de la fibre 100% coton, mais j'aurais bien aimé connaître également la composition de la cire l'enduisant afin de procéder à l'entretien ultérieur de la chose. J'en profite pour mettre en pense-bête deux articles sur la fabrication de cire imperméabilisante maison et l'entretien de ce type de tissu.

      A température ambiante le tissu n'est pas suintant, mais il se met à transpirer après passage du fer au minimum de température, mieux vaut placer plusieurs épaisseurs de tissu entre la table à repasser et le tissu. La prochaine fois l'utilisation d'une pattemouille entre le coton huilé et le fer ne sera pas de trop non plus, parce qu'après nettoyage de la semelle, une forte odeur de crayon de cire se dégage encore lors d'utilisation à forte température... J'espère donc ne pas avoir de mauvaise surprise de transfert de gras du sac à ma veste au bout d'un moment. Tout retour d'expérience sur ce sujet est le bienvenu !
      A froid, ce tissu présente des marques claires là où il a été plié ou pressé, ce qui lui donne un aspect velouté. C'est très amusant de dessiner le contour des pièces rien qu'en faisant pression sur le tissu avec un petit objet dont on ne s'est pas assez servi cet hiver.

    C'est dans le sac !

      J'ai mis un moment avant de passer à la fabrication, mais une fois les premiers morceaux coupés tout s'est enchainé rapidement au point que je n'ai pas pris la peine de faire du réassort de fils arrivée au bout des bobines entamées, il y a donc 3 coloris de fils différents sur ce sac mais ça ne se remarque pas spécialement. Je suis contente des décisions prises en cours de montage (la poche banane, c'est de l'impro). Il y a eu des moments un peu galère : fabriquer des attaches de même format, gérer la couture du biais dans les arrondis du bas de sac, et surtout finir à la main ce même biais en haut du sac, quand on a une dizaine d'épaisseurs à perforer et que l'aiguille glisse !

    C'est dans le sac !

    En mode sac à dos

    C'est dans le sac !

    C'est dans le sac !

    C'est dans le sac !

      Testé cette semaine, ce sac s'est révélé combler mes attentes. La conversion en sac à dos s'avère très pratique en balade, le petit format rendant l'absence de rembourrage des bretelles peu gênante. Tant mieux, car rapidement, en porté épaule les anses ont tendances à glisser bien que le tissu en lui-même ne soit pas particulièrement glissant. Détail principalement responsable de mon peu d'amour pour les sacs. Tout dans les poches, telle serait ma devise si c'était possible !

    C'est dans le sac !

    C'est dans le sac !

      PS : C'est dimanche, profitons-en pour lire un article instructif et rigolo pour les nulles en sac à main chez Stelda.


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  •   Cet hiver, la conquête du pantalon a également progressé sur son front masculin.

      En novembre, Monsieur a d'abord eu droit à un pantalon en velours ras chaud et épais d'après son patron de base d'il y a trois ans :

    Une hirondelle a fait le printemps

      Bien large donc (et bien remonté avec la ceinture au dernier cran sur les photos), avec la fourche dos un poil trop verticale toutefois, corrigée sur les versions ultérieures (un passant pour l'ardillon de la boucle de ceinture  n'aurait pas été de trop non plus, et je me suis fouettée pour avoir oublié de renforcer au droit-fil l'ouverture de poche). Pour ne pas qu'il se retrouve usé trop vite, il y a ensuite eu une version avec le jean stretch utilisé pour le deuxième Safran et qui s'est un peu, oh surprise, distendue : actuellement partagée entre un port baggy et des plis à la ceinture, je vous gratifierai peut-être de photos si son occupant prend une taille.

      Après cette remise en jambe, je me suis mise en tête de produire un patron de pantalon masculin classique avec une aisance de jambe respectable, pour d'une part rester compatible avec la demande privée, et d'autre part affirmer mes goûts, car je trouve que la mode actuelle aux fesses moulées qui font bailler les poches, jambes cintrées qui plissent de partout et ourlet feu au plancher afin que les chaussettes/lacets de bottines ne passent pas inaperçus en position debout, contribue à donner un parfait air de fion à ces messieurs, s'il m'est permis un brin de vulgarité et d'outrance (car oui, on en croise parfois des biens, gnihi).

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps


      Pour la science, je me suis familiarisée avec le goût actuel de la jeune clientèle masculine et les propositions d'analyse de vêtements formulées par les sites de conseil de style à sa destination, par la lecture de quelques articles dont voici un aperçu : 

    - trois pantalons Bernard Zins sur Jamais Vulgaire
    - deux pantalons Scavini sur Comme un camion
    - un costume Blandin & Delloye sur Bonne Gueule (♥ sur le commentaire de Pierre sous l'article)

      Après avoir revu le patron pour en faire une taille 40 en retouchant un peu l'enfourchure et surtout en réduisant le tour de jambe de 4cm, reporté cela sur Illustrator puis dessiné tout le tralala du pantalon masculin classique (poches passepoilées au dos, hausse de ceinture + pattes de serrage, doublure pour les devant et l'entrejambe), testé l'impression en format A3, nous sommes allés faire couper 1m30 de flanelle de laine grise (environ 200g/m2, un poids considéré après coup et avec effarement trop léger par Monsieur) chez l'incontournable gentleman des tissus.

      J'ai utilisé des chutes pour la doublure et la hausse de ceinture (reconnaissez-vous le tissu rayé ?), récupéré  la talonnette du pantalon disséqué. Le reste des fournitures vient de chez Fil 2000. L'assemblage s'est déroulé méthodiquement et tranquillement à l'exception de la pose de la doublure des cuisses devant loupée comme une sortie d'autoroute. La braguette et les poches passepoilées ont fait l'objet d'un entraînement sur pièce d'étude afin d'obtenir un résultat sans bavure sur le pantalon. Les seules zones thermocollées sont la ceinture, l'ouverture des poches passepoilées et l'ouverture des poches devant. 

     Remarques sur le pantalon en lui-même : L'hirondelle arrive trop en avant, la bande thermocollante perforée choisie rend la ceinture un peu trop raide et je dois revoir la découpe des passant de serrage dos, mais à part ça tout tombe bien, je suis même enchantée du résultat. Ça caresse l'œil, non ?

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

      Sur Monsieur : je pense qu'il a été un peu déstabilisé par la taille plus basse qu'à son habitude (et pourtant, la hauteur du montant devant ceinture comprise est de 27cm) et pour les premières photos il a serré les tirettes de la ceinture au max.

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

      Quand soudain, la photo de dos :

    Une hirondelle a fait le printemps 
      Oyoyoye, misère ! Mais qu'est-ce que s'est-il passé ??
    Ben y's qu'est-ce se passait que j'avais pris 1cm de jambe en faux pli dans le bas de la couture de fourche dos et que je ne m'en étais absolument pas aperçue au repassage.

      Après réparation de cette boulette, et cette fois en ne serrant pas les passants, on constate que le dos de la jambe a tout de même tendance à s'affaisser un peu, à mon avis à cause de la posture légèrement "gastonnante" de Monsieur (le mal moderne), et parce que la jambe est un peu trop longue (le pli casse nettement devant au dessus de la chaussure, et au genou au dos). Je me demande par ailleurs s'il n'y a pas un peu trop de matière sur la moitié inférieure de la fourche.

    Une hirondelle a fait le printemps

    Une hirondelle a fait le printemps

      Globalement, le résultat reste satisfaisant, et on verra à l'usage si on fait passer le revers de 4 à 5cm pour remonter un peu la jambe (précision utile, le bas de jambe fait 20cm).

    **********

      Je vais maintenant me mettre au travail de gradation et de rédaction des instructions, s'il y a des volontaires pour la phase de tests, vous êtes invités à poser votre candidature dans les commentaires, je projette de le proposer de la taille 36 (TT=72 TH=86) à la taille 46 (TT=92 TH=106).
    PS1 : je crois que je vous ai effarouchés en sortant le grand jeu, alors je précise que le patron comprendra une version épurée avec passants de ceinture et braguette simplifiée, parfaitement réalisable dans un tissu pour chino.

    Une hirondelle a fait le printemps

    PS2 : Vous aurez peut-être remarqué les travaux d'ennoblissement de porte de cuisine qui permettent maintenant de poser à un endroit suffisamment lumineux. Merci Maman !


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  •   Marquons aujourd'hui la trêve du popotin afin de nous intéresser au devenir du deuxième des coupons de coton/viscose ramenés de chez Bennytex. Je nourris depuis deux ans le projet de me faire une chemise à boutonnage asymétrique inspirée des casaques de cuisiniers. L'impulsion date précisément d'un midi où Monsieur avait magnanimement partagé ses tickets resto avec moi chez Rôtistreet, alors nouvelle adresse de mangeaille dans le quartier du Palais Royal, dont s'échappaient des effluves à filer une crise de foi à un vegan. Chacun des membres de l'équipe qui s'affairait derrière le comptoir était vêtu d'une chemise en jean à surpiqures beige de la plus belle allure tant sur les messieurs que sur les dames.

    With Beaujolais nouveau

      Durablement marquée, j'ai fini par retrouver la référence du modèle sur le net : il s'agit de la chemise Bella de Bragard (marque de vêtements destinés à la cuisine et à l'hôtellerie).

      Je me suis attelée à ce projet il y a quelques mois dans le but de produire un chemisier s'inspirant de ce modèle.

    With Beaujolais nouveau !

    Les surpiqures sont faites avec le même fil que pour l'assemblage, elles ne sont donc pas particulièrement contrastantes.

      Ce fut l'occasion de travailler sur :

    1 -  Les pinces


    * Sur le modèle Bragard, on distingue sur le devant des pinces poitrine horizontales et des pinces bretelle partant de l'épaules et allant jusqu'en en bas. Le dos est divisé en un empiècement d'épaules, un milieu et deux côtés, avec un système de soufflets au niveau de la carrure.

    • Sur mes tests de devants, la pince longitudinale seule ne donnait rien de beau, du coup j'ai seulement mis une pince poitrine en prenant le parti d'un cintrage léger. Pas d'empiècement dos, mais trois parties réunies par une découpe princesse permettant d'allier pince d'épaule et pince de taille.

    With Beaujolais nouveau !

    2 - L'aisance de l'emmanchure

      Je suis une flippée de la sensation de tirant au niveau de la carrure quand je bouge les bras. C'était le cas sur ma première chemise sur mesure, à chaque fois que je la renfile je retombe avec surprise sur cette carrure dos qui bloque le mouvement (à la regarder ça ne se devine pourtant pas). Ce qui ne l'a heureusement pas empêchée d'être portée jusqu'à l'usure, mais ce n'est pas agréable.
    * La tête de manche du modèle Bragard comporte visiblement peu d'embu bien que sa platitude ne semble pas particulièrement accentuée. Les surpiqures laissent penser que la manche est découpée en deux pièces + pinces coude afin d'épouser la forme du bras.
    • Pour mon chemisier je souhaitais une entournure suffisamment large (44,5cm ici) et une tête de manche assez plate, ainsi qu'un poignet froncé. Je suis assez mitigée sur le rendu (trop de plis partant de l'emmanchure sur le devant), je ferais probablement mieux de réduire la largeur de la manche et supprimer les fronces en haut la prochaine fois car l'aisance est cette fois largement au rendez-vous (faudra que je les envoie à la Couture Rose Libérée celles-là) !

    With Beaujolais nouveau !

    Positionnement du bouton destiné à maintenir les deux pans du devant et à fermer la poche poitrine.

    3 - Le col

    * Le modèle Bragard est pourvu d'un col mao assez classique...
    • ... auquel j'ai préféré un col romain un peu plus échancré. J'ai parfois du mal à supporter la pression du tissu sur la zone située juste au dessus de la clavicule ; plus au dessus ça va (pas de problème avec les écharpes), mais un contact persistant pile dans le creux titille mon côté spasmophile. Je boutonne donc rarement mes chemises jusqu'en haut. Après être partie sur des encolures trop larges sur les toiles, je suis contente de la forme trouvée ici, le col étant suffisamment décollé du cou pour ne pas être pénible.
      Par contre, avec deux pans superposés, ce ne sont pas moins de 4 couches de tissus + 2 de thermocollant qui recouvrent le torse. Or quand je pique une suée (typiquement quand je joue du hautbois) je n'aime rien tant que les hauts qui permettent de finir en mode béachélien! Je ne pourrais décidément pas travailler derrière un fourneau avec ce genre de casaque.

    With Beaujolais nouveau !

    Encore désolée pour la lumière merdique, on va dire que ça valorise la silhouette générale.

    With Beaujolais nouveau !

    J'ai fait des efforts de maintien pour la photo, ce qui a visiblement contrarié le revers du pantalon. Eh ben rigolez pas, c'est sacrément pas facile de garder les jambes à la verticale.

    With Beaujolais nouveau !

    Les boutons viennent de chez Ultramod rue de Choiseul et ils sont en ébène comme Tiery le hautbois !

    With Beaujolais nouveau !

    Mais qui voilà de profil ? L'indécrottable pli poitrine → hanches dos !! Je crois que je ne peux plus aucune pince pour lui hélas.

    Bilan : Sur une échelle de contentement allant de 1 à 10 je suis à peu près à 7 à cause des emmanchures, des poignets un peu serrés et du tissu (% non négligeable de viscose → froissis). Ah, et les pinces poitrine sont 1cm trop bas aussi. Au départ j'étais motivée pour produire un patron multitaille à partir de cela, eh ben je ne le suis plus dans l'immédiat et vais plutôt porter mes efforts sur le pantalon masculin. Sachez tout de même que dans le monde virtuel ce patron s'appelle "Cassoulet" (c'est ce qu'on entend en fond dans cette scène de l'Aile ou la Cuisse).


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  •   Ça n'a pas traîné, voici l'évolution suivante du patron de pantalon droit de base. Modifications par rapport à la précédente version dans le même tissu :
    - ceinture abaissée de 4cm, cela correspond à la hauteur à laquelle j'aime porter les pantalons, la ceinture reposant juste sur la crête iliaque.

    - hanche dos décalée d'1cm cm sur le côté
    - fourche dos décalée sur le côté d'1cm en haut, 1,5cm en bas (verticalisation)
    - pli pressé légèrement décalé sur le côté pour les dos et sur le milieu pour les devants
    - entrejambe dos 1,5cm plus courte que le devant au niveau des cuisses
    - revers de 4 cm ajouté en bas

     On n'est pas bien, là ?

    Quelques chafouineries subsistent :
    - la ceinture est un peu large. Pour ma corpulence actuelle, je peux à l'aise résorber 2cm à ce niveau.
    - le pli devant marque un décroché vers le côté aux passage des hanches basses.
    - le passant de ceinture placé milieu dos fait que le tirant sur la raie se trouve un peu accentué. Il faudrait je pense lui redonner 0,5 à 1cm en hauteur.
    - de façon générale cette laine manque de tenue, le rendu est un peu brouillon malgré le temps passé au repassage (les revers et les plis marqués gondolent).

    On n'est pas bien, là ?

    Mais surtout il y a du positif :
    - je suis satisfaite du dos
    - il est très confortable, je n'ai pas de réaction de rejet/dégoût lorsque je le vois ou le porte, et c'est bien là le but recherché.
    - il ne me gratte quasiment pas alors qu'il n'est pas doublé.

    On n'est pas bien, là ?

      Prochaine étape : reprendre le patron pour y ajouter les poches.

    On n'est pas bien, là ?

    En plus je trouve les plis en station assise pas trop vilains.


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